Parentalité positive : définition et conseils pour franchir le pas

Définition du concept de parentalité positive

La parentalité positive consiste à adopter un nouveau comportement en cas de situation difficile à surmonter pour les parents, tout en veillant au bien-être de leurs enfants. Sécurité, affection, éducation bienveillante, tolérance sont les maîtres mots de ce concept moderne, qui vise aussi bien l’épanouissement des parents que celui des enfants, à mi-chemin entre un style de vie autoritaire et une éducation trop laxiste.

Adopter le concept de parentalité positive, c’est trouver des compromis entre l’ultra sévérité et la permissivité extrême, qui traumatisent souvent les enfances.

 

Comment adopter le concept ?

Des informations que j’ai glanées ci et là, voici celles que j’ai retenues (et appliquées) :

  • Il faut se reposer. Posez-vous la question suivante : qu’est-ce qui va aboutir davantage à un foyer serein : moins de poussière sur les bibelots ou des parents reposé ? Bien évidemment, la réalisation des taches ménagères est indispensable, loin de moi l’idée de vous dissuader à les effectuer. Néanmoins, il faut savoir parfois lâcher un peu la bride et savoir prendre du temps pour se détendre. Se reposer, c’est aussi s’écouter : j’ai, à un certain moment, senti que je devais me confier à une tierce personne. Pour cette raison, j’ai suivi une thérapie avec un psy qui m’a aidée à vider mon sac et à me sentir mieux dans ma tête. C’est une autre façon de se reposer l’esprit !
  • Il faut privilégier une alimentation saine. Laissez tomber les préceptes qui ont décrété pour une raison obscure que mieux manger était synonyme de dépenser plus. Je suis la preuve vivante que c’est faux, archi faux ! Sans pour autant tomber dans l’ultra bio, sans courir les magasins de vente de graines au détail, je suis capable de faire des courses sans me ruiner et de cuisiner pour toute la famille des plats sains et bons. Si je me suis creusé la tête un peu au début pour changer nos habitudes alimentaires, c’est désormais devenu un réflexe que je ne suis pas près d’abandonner ! Les enfants et mon mari ont validé chacun des plats que je leur ai préparés et c’est un vrai plaisir pour toute la famille de nous retrouver autour de la table et de partager des déjeuners et dîners faits maison. Par alimentation saine, dans le cadre de la parentalité positive, il s’agit aussi d’éviter de boire trop de café et de consommer trop de sucre : un parent qui néglige son bien-être corporel est un parent stressé !
  • Il faut bouger : balades en forêt ou dans un parc, seul(e) ou avec les enfants, à vous de voir ! L’important est de vous aérer l’esprit, de vous ré-oxygéner.
  • Il faut concentrer son attention sur un loisir : poterie, chant choral, lecture… quel que soit votre dada, foncez ! Trouvez l’activité qui vous correspond le mieux et accordez-vous quelques heures dans la semaine pour vous y consacrer. Par exemple, depuis que j’ai testé le yoga avec une amie, je fais en sorte d’y aller au moins une fois par semaine (j’avais testé d’ailleurs le yoga pour enfant). Je sens que je progresse, donc je me sens bien, confiante, et cela participe grandement à l’éducation bienveillante de mes enfants !

 

Le concept de parentalité positive est sans limite : je vous ai donné quelques conseils qui ont porté leurs fruits au sein de mon foyer, cependant vous pouvez les décliner et les modifier comme bon vous semble. L’idée de la parentalité positive n’est pas de tous suivre le même chemin, mais d’adapter des recommandations à son propre train de vie et à sa famille.

 

La parentalité positive passe aussi par :

  • une meilleure communication avec son enfant : écoutez ses chagrins, ses colères, ses angoisses, apprenez à le consoler efficacement sans verser dans la sur-protection ni l’indifférence…
  • la reconnaissance de sa part de responsabilité
  • la prise de conscience du mimétisme qu’ont nos enfants envers leur modèle
  • l’apprentissage des excuses
  • la formulation de phrases positives, sans négation

 

Suivre une formation de parentalité positive

Une formation de parentalité positive a été postée en vidéo sur internet grâce à Weelearn : les parents peuvent donc apprendre en 4 vidéos (pour un total d’une heure) les points clés d’une éducation bienveillante, pour moins de 30 €. J’ai fait l’investissement et je n’en suis pas déçue : les conseils de la psychothérapeute Isabelle Filliozat y sont très précieux et apportent des solutions vraiment concrètes. Mon mari et moi avons visionné ensemble cette formation sur la parentalité positive et nous en sommes vraiment ravis. Je vous la conseille fortement !

 

Lire les conseils d’un livre sur la parentalité positive

Si vous n’êtes pas familiers avec les outils technologiques ou que vous n’y avez pas facilement accès, si vous préférez le papier ou pour en faire cadeau à des parents, sachez qu’il existe également des livres sur la parentalité positive. Bien évidemment, je ne peux que vous recommander en premier lieu de tester les livres d’Isabelle Filliozat « J’ai tout essayé! » ou encore « Il me cherche  ! ». J’ai aussi entendu parler d’un troisième ouvrage : « Le cerveau de votre enfant », écrit par le Dr Daniel J. Siegel et par Tina Payne Bryson. A l’aide de ces trois oeuvres, à lire et à regarder, vous aurez encore plus de conseils pour procurer une éducation bienveillante à vos enfants !

 

Ne cherchez pas à être un parent parfait !

Parce que nous ne sommes pas tous égaux devant les obstacles que la vie nous impose parfois, il est fort probable que certains parents ne soient pas compatibles avec ce concept. Ce n’est pas grave ! L’important est de trouver un juste milieu pour vous et vos enfants, et de faire de votre mieux afin que chaque parti puisse s’épanouir. Il n’existe pas de modèle « parfait » de parents : la parentalité positive est un cadre que certains peuvent adopter, mais il ne s’agit pas de former des moules de parents parfaits.

L’important est de connaître vos limites, celles de vos enfants et de favoriser la communication et les échanges. Les efforts paient : nous avons fait le test avec mon mari et si je suis « familière » avec le concept de parentalité positive, lui au contraire n’a pas réussi à reproduire le schéma que je m’étais défini ; en revanche, il s’est efforcé de trouver des alternatives et résultat des courses, nous avons adopté une éducation bienveillante pour nos enfants, tous les deux de façons différentes mais dans un objectif commun : celui de construire un foyer épanoui, heureux et serein !

 

Vous en savez désormais un peu plus sur la parentalité positive : si c’est un concept à personnaliser, gardez surtout en tête qu’un parent heureux ne peut que rendre heureux ses enfants. A bon entendeur…

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